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    ð Ghost of Mars, de J.Carpenter
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Ghost of Mars, de John Carpenter (2001)
avec Natasha Henstridge, Ice Cube, Jason Statham, Pam Grier

le sujet : une petite équipe composée de flics et de truands tente de s'échapper d'une station martienne, dont les habitants ont été possédés par une forme de vie (très) belliqueuse.
 

je ne suis pas beau et ça 
me fout la haine... 
(source cine6.cine-movies)
Les films de John Carpenter se suivent et se ressemblent. Ghost of Mars, le dernier de la liste (le dix-neuvième exactement), est à ce titre un condensé des ingrédients qui ont pu faire la réputation de son cinéma. On retrouve dans cette science-fiction horrifique des thèmes chers à "Big John", qui sont en quelque sorte sa signature : la possession par des extra-terrestres (The Thing), la traque (Halloween), l'échappatoire (NY 1997), ou encore l'ambiance pré-apocalyptique de l'Antre de la Folie... Dans le domaine des choses pas très catholiques et dangereuses, le film est donc assez convenu et sans surprises, les scènes de violence méthodique succédant à celles d'attente angoissée.

     Sans surprises mais pas sans saveur, car  malgré son air de déjà-vu, Ghost of Mars tient bien la baraque. Après un petit temps d'adaptation, où l'on tente de se convaincre que l'on est bien sur Mars et non dans un studio, l'ambiance glauque et tendue qui baigne le film se révèle vite captivante : il existe en effet un réel suspens quant au sort des habitants de la station, l'intrigue étant bien nourrie par les changements de narrateur et de prises de vue. De même, l'humour de Carpenter - noir, forcément - pimente de façon soudaine les scènes de fusillades entre martiens et humains. L'apparence des extra-terrestres est d'ailleurs remarquable, très gothique, une sorte d'hybride entre Marylin Manson et le personnage emblématique d'Iron Maiden. 

     Du côté de l'interprétation, signalons la prestation de Natasha Henstridge, convaincante dans son rôle de flic à la beauté immaculée, et qui porte une grande partie du film sur ses épaules (ou ailleurs...) ; Ice cube, lui, est trop lisse dans son rôle de bad boy au coeur tendre. 

     Ghost of Mars, sans être révolutionnaire, est une production solide qui comblera les amateurs de Carpenter - dont je fais partie -, presque une synthèse de son cinéma. Pour les autres, ceux qui apprécient modérément les têtes coupées sous fond sonore métal, ce film est sans doute à ranger parmi les nombreuses séries B.
 
 

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