le journal qui s'affiche sur les murs...
de ton ordinateur !

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Bon film ou navet ? Les envoyés spéciaux de Net-Affiche vous racontent les dernières sorties en salle.


En toute modestie, quelques avis sur l'actualité musicale. Qui a dit que les murs n'avaient pas d'oreille ?


Voici ce que nous avons sur notre table de chevet. Des livres et magazines pour ceux qui n'ont pas sommeil


Un point de vue, des opinions à faire valoir ? Pour ouvrir sa gueule tout en restant poli...


Ici, c'est un peu l'âtre virtuel du Net, l'endroit où l'on se tait et on écoute. La touche de poésiedans ce monde de brutes, quoi.


La B.D loufoque de P'titdav. Déjà des millions d'adeptes dans le monde entier...


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Et aussi...
    - Amélie Poulain
     - Roberto Succo
     - Stéphane Loisy
     - Lénine
     - Sylford Walker
 

Sinon... rien. Ah si, une blague peut-être (mais c'est bien pour meubler l'espace). Attendez que je me souvienne... C'est l'histoire d'une blonde, qui rentre dans un supermarché et qui demande des saucisses. Non pardon, des merguez. A moins que ça ne soit des chipos ?.. Enfin bref, cette blonde s'approche du caissier et lui dit : "elles sont pas fraîches vos merguez !" Et le caissier lui répond... euh... il lui répond...
Merde, je m'en souviens plus ! 

LA PART-DIEU : COCKTAIL  INDIGESTE
par Di Gorgonzola

     Prenez une politique de logement inachevée, un zest de quartier d'affaires agrémenté d'une bonne idée du tout-piéton, rajoutez-y finalement sous la pression de groupes d'intérêt une bonne rasade de voitures, un immense centre commercial et une gare. Secouez, secouez très fort et vous obtiendrez un délicieux cocktail urbain appelé la Part-Dieu. Et, croyez-moi, la Part-Dieu, ça SAOULE ! 

     Quartier illustrant la volonté d'évoluer vers une ville moderne, la Part-Dieu - tout comme l'échangeur de Perrache - n'est pas vraiment une réussite. La modernité des années 60-70 n'est plus celle d'aujourd'hui : les matériaux et l'urbanisme en dalle choisis par les architertectes "visionnaires" d'alors n'ont pas été des plus judicieux. Allez donc vous promener sur le parvis de la Tour du Crédit Lyonnais pour y observer les lieux, notamment les oeuvres d'art rongées par la rouille. Tout cela vous donnera une bonne image de l'âme de l'endroit. Il en ressort une impression de vide. Que l'on lève ou que l'on baisse les yeux, la monotonie de l'angle droit s'impose avec des façades tristes des immeubles de bureaux et l'alignement des dalles de béton. Ce n'est pas la trop rare végétation, enfermée elle aussi dans du béton, qui vous donnera une impression de bien-être. 

Encore et toujours plus de bureaux

     Il est prévu à plus ou moins long terme de modifier cette partie ancienne du centre d'affaire qui a très mal vieilli depuis sa construction il y a vingt ans. Cette rénovation s'inscrit dans un projet qui a déjà débuté à divers endroits, que ce soit par le lifting inespéré du centre commercial ou par l'arrivée du tramway. Un objectif affiché est l'amélioration de la qualité des espaces publics : un objectif louable mais contradictoire avec la volonté de densifier les lieux par la construction de 100 000 m² de bureaux supplémentaires, ce qui signifie plusieurs tours de grande hauteur dans le style de la Tour Suisse (bd Vivier Merle). Ces tours devraient être aussi fades que les précédentes, et le total de la superficie destinée aux bureaux s'élévera à 700 000 m². Une surface colossale en comparaison des 70 000 m² d'équipements culturels, mais surtout des 1500 logements présents. 

     Car nous touchons là un élément essentiel de la "vie" de ce quartier : où sont les habitants ? La Part-Dieu semble en effet être vouée à n'être qu'un lieu de passage où l'on travaille, où l'on achète, mais où l'on ne s'arrêt jamais, et sûrement pas pour y vivre ! Á l'image du centre commercial, temple de la consommation et du chacun pour soi, les gens se croisent dans un balai incessant qui cesse à la tombée de la nuit. Ainsi, le manque de lieux appropriés empêche toute vie nocturne : à l'hyper-affluence fatigante de la journée succède le désert insécurisant dès la fermeture des magasins. 

Un chantier perpétuel

     Depuis des années, on tente d'édifier par  rénovations successives un beau quartier en mettant l'accent sur la forme, c'est-à-dire l'architecture. Mais la beauté d'un quartier se réalise essentiellement dans l'image qu'en donnent ses habitants, dans l'identité qu'ils concourent à construire au fil du temps, en prenant plaisir à y habiter. Depuis 25 ans que la Part-Dieu est née, force est de constater qu'elle a toujours ressemblé à un éternel chantier. Non seulement les habitants sont peu nombreux, mais rien ne pourrait leur donner envie de rester vivre dans cet endroit. Pourtant, faire cohabiter bureaux et citadins n'est pas impossible. Le quartier de la Défense à Paris en un parfait exemple. Encore faut-il se donner les moyens de parvenir à associer ces deux aspects en apportant les aménagements sociaux nécessaires, ne serait-ce qu'en les envisageant dans le projet initial...

Di Gorgonzola

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